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« Autrefois, les hommes ne connaissaient
pas le tambour.
Cétaient les chimpanzés qui possédaient le
tambour.
En ce temps-là, cétait avant larrivée
des fusils, un chasseur nommé So Dyeu tendait des pièges.
Il était le chef de tous les chasseurs utilisant des pièges.
Un jour, lorsquil partit à la chasse,
il remarqua des chimpanzés qui mangeaient des fruits dans les arbres.
Puis ils samusèrent avec un tambour.
Le chasseur dit : « Cette chose quon frappe est une belle
chose, il me la faut, je vais faire un piège. »
Il creusa un trou et tendit un piège.

Le lendemain, il entendit les pleurs des chimpanzés.
Les enfants chimpanzés pleuraient, les jeunes chimpanzés
pleuraient
et les vieux chimpanzés pleuraient.
Le piège avait attrapé le chimpanzé tambourinaire.
Le chasseur appela son chien et partit dans la forêt.
Les chimpanzés senfuirent à son approche et laissèrent
derrière eux
le singe tambourinaire pris dans le piège avec son tambour.
Alors le chasseur prit le tambour et lemporta au village.
Lorsquil fut de retour, il le présenta au chef du village.

Celui-ci dit : « Depuis longtemps on entend la voix de cette chose
mais personne ne lavait vue jusquà maintenant.
Tu as apporté cette chose : tu as bien fait.
Prends la plus belle fille du village comme épouse. »Cest
depuis ce jour que celui qui samuse avec le tambour est appelé
« tambourinaire ».
Cest ainsi que nous avons obtenu le tambour.
Les chimpanzés de la brousse étaient
des hommes égarés.
Ils avaient fait du mal, alors Dieu les a maudits et ils devinrent des
chimpanzés.
Aujourdhui, ceux-ci nont plus de tambours et ils doivent se
frapper la poitrine avec les poings.
Cest ça qui fait gùgù. Ce nest pas un
véritable tambour que lon entend aujourdhui :
cest le chimpanzé qui arrête sa respiration et qui
frappe sa poitrine. »
Daprès Hugo
Zemp. Cahiers dEtudes Africaines
Premier spectacle de Circus Baobab, il s'inspire dune légende
guinéenne et conte l'histoire des hommes qui ont volé le
djembé au singe tambourinaire.
La légende du singe
tambourinaire est l'illustration de l'extraordinaire énergie
des artistes guinéens et de leur potentiel acrobatique traditionnel,
liés à la danse et la percussion.
Leur approche ludique de l'apprentissage de techniques circassiennes reflète
parfaitement la pétillance et l'ingéniosité d'une
telle appropriation :
"Quand
tu entends l'appel du TAM-TAM, ça commence à te gratter"
Spectacle articulé autour
d'un imposant espace scénique de 300 m2, dont le coeur symbolise
la charpente d'un baobab.
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